VTech V.Smile Pro

Conclusion

Voilà sans nul doute une plongée intéressante dans le monde d’une console très peu connue bien que massivement distribuée. Décortiquée comme il se doit, la V.Smile Pro de VTech n’a désormais plus de secret pour nous. D’un point de vue matériel, les choix effectués par VTech semblent pertinents : architecturée autour d’un processeur « tout-en-un » regroupant en un seul composant un processeur ARM9 à 150 MHz (comme celui de la Wii), un circuit de gestion 3D raisonnablement performant et tous les contrôleurs de communications annexes nécessaires au fonctionnement d’une telle console, la V.Smile Pro avait techniquement tout pour offrir une bonne expérience ludique et éducative.

Oui mais voila, côté développement, le résultat est catastrophique. Le nombre de jeux disponibles (moins d’une dizaine) limite fortement le potentiel de la console mais en plus, ceux-ci sont tellement mauvais qu’ils risquent de vite lasser le plus obstiné des enfants. Passons sur les graphismes « 3D » franchement mauvais, sur les innombrables écrans de chargements anémiques et sur les nombreuses lourdeurs dans l’alternance jeux/questions pour se concentrer sur l’essentiel : l’aspect « éducatif ». Soyons clair : sans être exagérément qualifié en éducation des 6-11 ans, le contenu éducatif des jeux est bien maigre, spécialement au regard du prix élevé d’un tel jeu (25€) et de la console (80€).

Bref, la V.Smile Pro n’a, selon nous, pas grand intérêt, mais vu qu’à l’heure ou nous écrivons ces lignes, il n’existe aucun autre test indépendant, il est bon de le signaler. Les parents soucieux d’éduquer leurs enfants un joypad à la main pourront aisément se rabattre sur les nombreux logiciels éducatifs pour PC, et, à partir de 8 ans, sur l’un des nombreux sites web destinés à instruire gratuitement les enfants, comme Vikidia ou le site de la Star Ac’. A bon entendeur…

About the Author

Doc TB
Détracteur en chef, journaliste total, combat le bullshit marketing depuis 2001, ce qui lui vaut régulièrement procès et menaces. Particularité : dilapide l'argent de la rédaction en produits divers et variés qu'il pourrait très bien obtenir gratuitement via les constructeurs (contre un ou deux points en plus sur la note). Détruit au final lesdits produits en cherchant à les améliorer ou pour éprouver leur résistance aux courts-circuits.