L’informatique au cinéma : vous avez le droit de rigoler

Dans le Canard PC Hardware n°27, nous avons publié un dossier sur l’informatique au cinéma. Et nous vous proposons ici une vidéo qui reprend les extraits des films présentés dans l’article, avec un petit résumé de ce qu’il faut voir d’étonnant. Elle comprend des clichés, des représentations obsolètes ou des erreurs classiques dans les films et séries.

Canard PC Hardware from Dandu on Vimeo.

0:00 : 2001, l’Odyssée de l’espace (1968) – Le fantasme classique avant les années 1980 de l’ordinateur qui parle.

0:03 : Alien (1979) – Mother, l’ordinateur omniscient du Nostromo et ses caractères verts qui s’affichent en faisant des bruits de machines à écrire.

0:35 : Prometheus (2012) – La pseudo prequel d’Alien reprend des éléments d’interface datés et modernes à la fois pour rester dans la continuité d’Alien.

0:50 : Minority Report (2002) – Tom Cruise utilise une interface tactile holographique (ce que Kinect propose) mais insère surtout un disque Iomega Click! de 40 Mo (qui date de 1999) pour stocker ses données. Délicieux anachronisme pour les amateurs de recherches archeologeek.

1:18 : Casino Royale (2006) – Dans le monde de James Bond, il n’existe que des appareils Sony. PC portables, smartphones, téléphones, tout est marqué par le nom de la société japonaise (et son partenaire de l’époque, Ericsson).

1:50 : 30 Rocks (2010) // 2:00 : How I Met Your Mother (2010) – Bien avant les tablettes Surface, Microsoft proposait des ordinateurs portables… dans les séries TV. Regardez le logo.

Attention spoiler.

2:20 : 24 (2001) – Comment savoir qui est le traître dans 24 ? Facile, il s’agit de la personne qui utilise un ordinateur Dell. Les gentils ont un Apple, les méchants un Dell.

Fin du spoiler.

2:54 : NCIS (2013) – Les écrans CRT sont morts ? Non, ils résistent toujours dans NCIS en 2013.

3:02 : Jurassic Park (1993) – Le cliché classique du système d’exploitation qui affiche une vidéo moqueuse quand le mot de passe entré n’est pas le bon.

3:26 : Opération Espadon (2001) – Hugh Jackman essaye de hacker un truc devant sept écrans pendant qu’une périprostipute lui fait une fellation et qu’un homme de main lui plaque un pistolet sur la tempe. Avec John Travolta qui a demandé des conseils de coiffure à Nicolas Cage. Kamoulox.

5:25 : Matrix (1999) – Désolé, mais le bureau de Neo reste quand même un gros cliché.

5:35 : Independence Day (1996) – Le meilleur moyen de hacker un vaisseau extraterrestre hostile ? Envoyer un virus dedans à partir d’un prototype de PowerBook, bien évidemment sous macOS.

6:17 : Jurassic Park (1993) – C’est un système UNIX (c’est vraiment un système UNIX, FSN sous IRIX). Ce qui reste plus étonnant, c’est qu’une fillette de 12 ans le connaisse.

7:21 : Johnny Mnemonic (1995) – La réalité virtuelle avant l’heure. Avec ce qui ressemble à un prototype d’Oculus Rift ou de HTC Vive.

8:17 : Cloverfield (2008) – Le film qui affiche des artefacts analogiques sur une vidéo enregistrée sur une carte SD.

8:37 : Terminator (1984) – Le code qui défile dans la tête du Terminator est de l’assembleur pour un CPU 6502 issu d’un programme pour Apple II.

8:40 : Terminator 2 (1991) – John Connor pirate un distributeur de billets avec un Atari Portfolio, un compatible PC. La classe.

9:15 : Taken (2008) – Dans Taken, le héros récupère une carte mémoire Mini SD dans un Nokia de l’époque, la place dans un Photomaton© et effectue le zoom magique des films pour récupérer la photo du méchant dans le reflet d’un abribus.

10:10 : Ennemi d’état (1998) – Regarder dans le contenu d’un sac en papier en reconstruisant l’image en 3D à partir d’une capture d’une caméra de surveillance de 1998 ? Facile, non ?

10:58 : Traque sur Internet (1995) – Le film commence par Sandra Bullock qui joue à Spears of Destiny (la suite de Wolfenstein 3D). Et qui trouve le permis de conduire du méchant à partir de cette adresse IP : 23.75.345.200.

12:30 : Mr. Robot (2015) – Encore une adresse IP étonnante : 218.108.149.373. Nous devrions parler de la RFC 5737 aux scénaristes. Pour le reste, la série est par ailleurs assez réaliste dans le domaine informatique.

Nous vous laissons découvrir le dernier extrait, mais attention : il spoile Lucy de Luc Besson.

About the Author

Dandu
Espion de Cupertino dans la rédac' de Canard PC Hardware. Aime beaucoup les formats totalement obsolètes ainsi que les technologies bizarres et oubliées. Possède un chien robot, des lapins Wi-Fi et un vrai perroquet.